Interview

François DESMONS

Directeur Général du groupe Gènes Diffusion

Gènes Diffusion Optimal

Le 21 juin 2006, a été créé officiellement Gènes Diffusion Optimal, nouvelle unité de sélection bovine multi-raciale holstein / charolais. La création de cette nouvelle "Entreprise de Sélection et de Production" a été largement commentée dans la presse ou dans les milieux de l’élevage. Presque trois mois après la naissance officielle de Gènes Diffusion Optimal, François Desmons, Directeur Général du groupe Gènes Diffusion, revient sur les fondements du projet et les objectifs de cette nouvelle structure.

François Desmons

François DESMONS, Directeur Général du groupe Gènes Diffusion.

Bureau Gènes Diffusion Optimal

Le Bureau et l'Equipe de Direction de Gènes Diffusion Optimal.

Assemblée générale Constitutive

Les principaux responsables (salariés et professionnels) des 17 coopératives adhérentes le jour de l'Assemblée Générale Constitutive.

Conférence de presse

La conférence de presse du 21 juin 2006.

Holstein Charolais

Gènes Diffusion Optimal représente, en IAP, 32% du marché holstein et 43% du marché charolais.

Transplantation Embryonnaire

Le groupe Gènes Diffusion devient le leader français de la transplantation embryonnaire.

Services de proximité

Les services de proximité restent du ressort des coopératives locales.

Qu’est ce qui a poussé la création de Gènes Diffusion Optimal ?

François DESMONS : Aujourd’hui, dans le milieu de la génétique française, nous sommes arrivés à une période charnière. La loi sur l’élevage de 1966 arrive à son terme et on peut dire que les objectifs qui lui avaient été assignés ont été atteints. La génétique française a rattrapé son retard et figure parmi les plus innovantes au monde. Avec le nouveau Dispositif Génétique Français (DGF), qui prévoit l’arrêt au 1er janvier 2007 du principe d’exclusivité de zone pour les coopératives d’IA, il nous fallait préparer le groupe Gènes Diffusion aux évolutions du monde de l’élevage : concentration du cheptel, diminution du nombre d’IA… Comme le disait Jean-Claude Pecheux, Président de la coopérative, "nous nous adaptons à un nouveau contexte".

Quel est le fonctionnement de Gènes Diffusion Optimal ?

FD : A l’origine, le projet est né d’un rapprochement entre les 5 coopératives de GDH et 12 coopératives de l’UNECO qui ont décidé de modifier leur adhésion aux différents programmes de sélection bovine dans lesquels elles étaient impliquées. Ces 17 coopératives françaises sont regroupées en 7 pôles régionaux dénommés Groupes Régionaux de Coopératives (GRC), eux mêmes adhérents de l’Entreprise de Sélection et de Production (ESP). Pour les 30 000 éleveurs à la base de Gènes Diffusion Optimal, cela ne peut être que positif. De plus, les services de proximité tels que la mise en place de le semence, les constats de gestation, les accouplements, l’animation terrain, etc…restent du ressort des coopératives locales.

Quel est le poids du programme de sélection Gènes Diffusion Optimal ?

FD : La nouvelle Entreprise de Sélection et de Production (ESP) testera 220 taureaux holsteins – dont 70 à l’étranger - et 36 taureaux charolais. Au global, Gènes Diffusion Optimal et ses coopératives adhérentes représentent 1 300 000 Inséminations Artificielles Premières (IAP), dont plus de 700 000 en race Holstein, soit 32% du marché national, et près de 220 000 en race Charolaise, soit 43% du marché national. En race pure charolaise, nous sommes même à 62%. Naturellement, la marque "Charolais Optimal" sera conservée ainsi que le catalogue du même nom. En ce qui concerne le prochain catalogue holstein, il mutualisera des taureaux de GDH et de la partie Est de l’UNECO. Les éleveurs-adhérents seront gagnants, la gamme de taureaux augmentera à partir de 2007. Ce sera le premier effet « visible » de l’existence de Gènes Diffusion Optimal.

Faudra t-il attendre 6-7 ans avant de voir les premiers taureaux indexés de Gènes Diffusion Optimal ?

FD : Oui, tout à fait. Comme chacun le sait, la génétique est un travail sur le long terme. Les premiers contrats d’achat Gènes Diffusion Optimal ont été signés en juillet 2006. La mise en testage des premiers taureaux sous l’étiquette Gènes Diffusion Optimal sera effective en 2008. Et les premiers taureaux indexés, eux, en 2012. Toutefois, nous réfléchissons à l’intégration des séries intermédiaires qui permettra de réaliser un catalogue commun pour les 17 coopératives dès l’année prochaine.

Quelle est l’incidence de Gènes Diffusion Optimal par rapport aux activités du groupe Gènes Diffusion ?

FD : Avec l’intégration des 12 coopératives, deux sociétés commerciales sont arrivées dans le périmètre des activités du groupe : France Embryon et Embrylor. Ces sociétés donnent une dimension nationale à l’activité de transplantation embryonnaire et fait du groupe Gènes Diffusion le leader français de cette activité. Parallèlement, il a été proposé aux 12 coopératives nouvellement associées à Gènes Diffusion Optimal de prendre une participation au capital de Gènes Diffusion SAS via les Groupes Régionaux de Coopérative. Leur implication ne se limitera donc pas seulement au programme de sélection.

Pierre-Yves de Lamarlière, Président de la section holstein de Gènes Diffusion Optimal, souhaite que les éleveurs français "gardent la maîtrise de la génétique".

FD : Il a tout à fait raison ! Notre volonté et nos objectifs sont de pouvoir conforter la génétique française, capable de rivaliser avec la concurrence étrangère. La propriété de la génétique par les éleveurs, au travers de leurs coopératives, est l’un des fondements majeurs de la philosophie du groupe Gènes Diffusion.

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