Interview

Michel VILLEMAGNE

Responsable du pôle de Transplantation Embryonnaire

transplantation embryonnaire :
une synergie pour un regroupement national !

Depuis la constitution de Gènes Diffusion Optimal en juin 2006, le pôle Transplantation Embryonnaire (TE) du groupe Gènes Diffusion est devenu le leader français de cette activité. Michel Villemagne, responsable du pôle, nous éclaire sur le nouveau rôle que va jouer Gènes Diffusion dans le paysage français de la transplantation embryonnaire.

Michel Villemagne

Michel Villemagne,
Responsable du pôle TE Gènes Diffusion.

Equipe TE de Gènes Diffusion

L'équipe TE de Gènes Diffusion.

Techniciens Gènes Diffusion

Les équipes Gènes Diffusion interviennent
sur tout le territoire français.

Collecte d'embryons

Tri des embryons

Embryons

Quelle était la situation avant le regroupement ?

Michel Villemagne : L’activité Transplantation Embryonnaire (TE) remonte, globalement, au début des années 80. A l’époque, la France était divisée en plusieurs « zones ». Le nord-est du pays était couvert par le GIE Nord-Est Embryon. Celui-ci a fonctionné de 1984 à 1988 et son activité s’est ensuite répartie entre le CIA Gènes Diffusion (Nord-Picardie) et Embrylor sur la partie est de la France.

De son côté, France Embryon, a été créée en 1981 par l’UCEF. Trois métiers se sont développés progressivement : la TE multiraciale en France, la vente de génétique (embryons, semence, reproducteurs) et la pratique de la TE à l’étranger.

Qu’est ce que le regroupement apporte dans l’activité transplantation embryonnaire ?

MV : En prévision du nouveau Dispositif Génétique Français, il y avait une réelle volonté de créer une synergie autour des races Holstein et Charolaise. C’est ce qui a provoqué le rapprochement de Gènes Diffusion et de l’UNECO et la consolidation du Groupe UCEF – UCHAVE avec pour conséquence la création de Gènes Diffusion Optimal. Dans le cadre de ce rapprochement, Embrylor, France Embryon et Gènes Diffusion se sont groupés pour former le pôle TE du groupe Gènes Diffusion.

De la situation initiale de concurrence, nous sommes arrivés, aujourd’hui, à une situation de complémentarité totale. Les 3 équipes ont additionné leurs spécificités : Gènes Diffusion a apporté son savoir sur le travail de micro-chirurgie, Embrylor fait profiter de son expérience sur le transfert direct et France Embryon permet au groupe de bénéficier de sa veille commerciale ainsi que de la technique de sexage.

Cette synergie nous a permis d’étoffer notre gamme de services et de proposer une offre unique. Le pôle TE de Gènes Diffusion devient le leader français avec près de 50% du marché et une couverture nationale.

Et quel est le nouveau positionnement du groupe pour l’activité ?

MV : Il est double ! Nous restons, avant tout, l’acteur privilégié des éleveurs-sélectionneurs et des entreprises de sélection en offrant un service de transplantation embryonnaire et de sexage.

Et nous consolidons notre métier de promoteur de la génétique bovine par l’organisation du commerce d’embryons.

Quel bénéfice l’éleveur peut retirer de cette mutualisation des moyens ?

MV : Les éleveurs-sélectionneurs vont bénéficier d’un savoir-faire accru grâce à la mise en commun des compétences et des techniques des 3 équipes du pôle TE actuel.

Cette mutualisation des moyens est adaptée au marché français. Il y a, par ailleurs, une volonté de maîtriser les coûts afin de préserver un accès tarifaire raisonnable pour l’éleveur.

Quel est l’apport éventuel de l’activité TE dans les différents schémas de sélection du groupe ?

MV : Le métier est directement lié à la création de génétique au travers des schémas de sélection. Le pôle TE offre une technique reconnue que les responsables de la conduite des schémas de sélection conseillent aux éleveurs, assurant ainsi une part importante de l’approvisionnement génétique. A titre d’exemple : 33% des veaux charolais qui entrent dans le schéma de sélection sont issus de la TE. En holstein, cela représente 95%, la quasi-totalité !

Qu’est-ce que cette nouvelle structure peut augurer pour l’avenir ?

MV : Les projets biotechnologiques sont au cœur de nos perspectives de développement. Les partenariats développés par France Embryon autour du sexage de la semence bovine avec des opérateurs européens et la création dès 1994 du programme de sélection Charolais « Sans Corne » autour d’une lignée génétique spécifique à l’UCEF seront développés et confortés au sein de tout le groupe Gènes Diffusion. Nous constituons un patrimoine technologique associé à la force d’un groupe coopératif multi-races et multi-espèces.

En effet, Gènes Diffusion est engagé dans un programme de recherches appliquées et son approche multi-espèces est un gage de réussite : nous pouvons même parler de "Fertilisation Croisée". Son adossement à une pépinière de collaborateurs de terrain sera aussi une force majeure qui générera des opportunités de différenciation.

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