GAEC Droulez : l'investissement génétique

Géré par Christophe et François Droulez, le GAEC Droulez affiche aujourd’hui d’excellents résultats qui sont le fruit d’un véritable investissement dans la génétique moderne, grâce à la génomique ou encore à la semence sexée. Avec une génétique 100% Gènes Diffusion, l’élevage fait partie des exploitations qui comptent dans le paysage agricole du Nord de la France.

Basé dans le Nord de la France, à Avesnes les Aubert, le GAEC Droulez est constitué de Christophe installé en 1989 avec son père et de François, le jeune frère qui a rejoint l’équipe familiale en 1998 après le départ en retraite de ses parents. A la tête d’un troupeau d’une cinquantaine de holstein, les frères Droulez font également de la vente de fleurs au printemps, ce qui a pour conséquence de ne prévoir aucun vêlage à cette période de l’année.

Christophe (à g.) et François DroulezMême si Christophe et François se concertent régulièrement sur la bonne marche à suivre, c’est surtout le plus jeune des deux frères qui gère l’élevage quand l’ainé s’occupe plus particulièrement de l’alimentation et de la culture. François a donc la responsabilité de la bonne conduite du troupeau et de son renouvellement génétique. Pour cela, il bénéficie de l’accompagnement technique de Mickaël FIEVET, technicien génétique au CIA Gènes Diffusion.

Adeptes de la génétique Gènes Diffusion, les frères Droulez se définissent avant tout comme des producteurs de lait à part entière. « C’est quand même notre premier métier » disent-ils. Attachés avant tout à la production du lait, ils ont récemment resserré leurs objectifs sur les taux et font de plus en plus attention aux fonctionnels. Sensibles malgré tout à la « belle vache », les frères Droulez estiment « qu’une mamelle bien attachée dure plus longtemps ». Le GAEC Droulez« Il faut du rendement » ajoute François Droulez « mais pas n’importe comment, les vaches doivent produire du lait de manière raisonnée » précise-t-il.

Le lait étant tellement fixé dans les gènes des différentes souches du troupeau, il permet aux éleveurs de fixer certaines règles de « conduite ». « Les filles doivent impérativement produire davantage que leur mère, mais également faire progresser les taux » explique l’éleveur. Néanmoins, ils n’en n’oublient pas pour autant les plus vieilles générations de vache du troupeau. « Il faut les faire bien vieillir » souligne François. A ce titre, les éleveurs n’hésitent pas à accoupler les plus anciennes avec les taureaux les plus modernes de Gènes Diffusion. « En moyenne nous allons jusqu’à 2,4 lactations par vache mais tant qu’elles continuent à produire, nous les gardons. Globalement, les cellules et la fertilité sont les premières causes de réforme chez nous » expliquent-t-ils.

Le taureau du moment

Pour parvenir à de telles exigences, les éleveurs ont fait le choix des meilleurs taureaux du moment. De plus, ils utilisent le même taureau pour la 1ère IA et pour le retour. « Certes, c’est un budget » admettent-ils « mais malgré tout, les caractères comme les cellules et la fertilité, s’améliorent de génération en génération ». En parallèle, dans le cadre de la gestion de leur troupeau, les frères Droulez n’ont pas longtemps hésité avant de se frotter à la semence sexée et ont décidé de l’utiliser depuis 4 ans sur l’intégralité des génisses. Christophe et François Droulez avec Mickaël FIEVET (au centre), le technicien génétique holstein qui suit le troupeau« Par rapport aux besoins de notre laiterie, il nous faut des femelles » justifient les éleveurs. Ils expliquent également que le choix de cette technique n’est pas un placement inconsidéré. Au contraire : « utiliser en masse la semence sexée sur tout un lot de génisses permet de rentabiliser l’investissement ».

A l’aide de Mickaël FIEVET, François établit tous les ans ses accouplements en fonction des propositions du technicien. « C’est toujours un échange avec l’éleveur » décrit le technicien du CIA Gènes Diffusion. « Par exemple, nous utilisons le PAM (logiciel d’accouplement informatique) pour les génisses. Le procédé est classique : nous allons voir les animaux, François m’explique les qualités et les défauts de chacun et nous pouvons ainsi déterminer ensemble la liste de reproducteurs la plus adaptée au troupeau ». Même si l’accouplement informatisé facilite largement le travail, le regard du technicien reste capital. « La première chose que nous faisons quand j’arrive, c’est d’aller voir les veaux » raconte Mickaël FIEVET.

L’empreinte de JESTHER

JESTHER a laissé un très bon souvenir aux éleveurs DroulezAdepte de la génétique Gènes Diffusion, le GAEC Droulez admet ne pas avoir envie d’essayer autre chose. « Les résultats sont là, la génétique fonctionne bien, pourquoi changer ? » disent-ils. Plusieurs taureaux ont marqué le troupeau, et notamment JESTHER, qui a laissé un souvenir impérissable aux éleveurs tant la qualité des filles était exceptionnelle. ADMIRATION ou encore DAVEY ont également laissé des traces positives. Plus récemment, les éleveurs se sont orientés sur ROUMARE, DANILLO, FAMOUS MAN, FARMOY EBH, DEIGE, DOALL en semence conventionnelle et ENTREDE, FLIBUSTIER et GOUPIX en semence sexée.

Le procédé du GAEC Droulez fonctionne. Pour preuve, l’élevage a fait l’objet de la distinction Top Liste PLM en 2000, récompensant ainsi le travail sur la matière utile. Plus récemment, le GAEC s’est classé 6ème élevage du Nord en production laitière (période 01/04/2011 – 31/03/2012). « De plus en plus d’élevages font plus de 10 000 kg de lait. Si nous voulons rester, il faut investir dans la génétique et avancer, rien n’est acquis » concluent-ils.

Le GAEC Droulez en chiffres

Production

- 11 250 kg de lait
- TB : 37,4
- TP : 31,8

Culture

- Céréales (65% de blé)
- Betteraves (12 ha)
- Pommes de terre (5 ha)
- Maïs (17 ha)
- Colza (96 ha)
- Prairies (20 ha)

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